Rapport annuel 2016/17 : un monde de plus en plus divisé et dangereux

Les dirigeants du monde entier ont multiplié les discours de haine et de peur favorisant le repli identitaire, développant une rhétorique du « nous contre eux ». Des discours qui menacent directement les droits et libertés de milliers de personnes. Rétrospective, à l'occasion de la publication de notre rapport annuel.
Si Donald Trump est emblématique d’une tendance mondiale à défendre des politiques toujours plus clivantes, d'autres dirigeants politiques ne l’ont pas attendu pour assumer des discours fondés sur la peur, l'accusation et la division et remporter le pouvoir.
Les droits humains sont de plus en plus menacés et remise en cause par la multiplication de ces discours. En 2016, des gouvernements ont fermé les yeux sur des crimes de guerre, conclu des accords qui affaiblissent le droit d'asile, adopté des lois qui bafouent la liberté d'expression, incité au meurtre de personnes simplement accusées de consommer des stupéfiants, justifié la torture et la surveillance de masse, et élargi des pouvoirs de police déjà draconiens. Accéder au rapport.

Janvier 2015

Dans le cadre du 12ème Forum des Droits Humains, le groupe Amnesty International de l'Orléanais et l'ACAT Orléans organise une soirée débat 2015-02-13 Vivre après la torture - ACAT et AMNESTY.jpgle vendredi 13 février 2015
Amnesty International a rendu publiques, le jeudi 15 janvier, des images satellitaires qui fournissent des preuves irréfutables et choquants sur l'ampleur de medium_206257_Baga_ North Eastern Nigeria Satellite view on 2 Jan 2015 and 7 Jan 2015 .jpgl'attaque menée la semaine dernière par la secte Boko Haram contre les villes de Baga et Doron Baga.
Des images de ces deux villes voisines, Baga (située à 160 km de Maiduguri) et Doro Baga (également connue sous le nom de Doro Gowon, à 2,5 km de Baga), prises avant et après les faits, les 2 et 7 janvier, montrent l'effet dévastateur de ces attaques, qui ont endommagé voire totalement détruit plus de 3 700 structures. D'autres villes et villages des alentours ont eux aussi été attaqués à ce moment-là.
« Ces images détaillées donnent à voir une destruction d'une ampleur catastrophique dans deux villes, dont l'une a quasiment été rayée de la carte en l'espace de quatre jours », a déclaré Daniel Eyre, spécialiste du Nigeria à Amnesty International.
Si ces destructions sont imputables à la secte Boko Haram, il faut également noter les massacres perpétrés lors des raids de l'armée nigériane. En avril 2013, un raid de l'armée nigériane (site de HRW ►) s'était conclu par le meurtre d'habitants et des destructions de biens massives et délibérées.

Le groupe Amnesty International de l'Orléanais compatit à la peine des proches et des collègues des personnes assassinées ce matin au siège je suis charlie.jpgdu journal Charlie Hebdo.