Rapport annuel 2016/17 : un monde de plus en plus divisé et dangereux

Les dirigeants du monde entier ont multiplié les discours de haine et de peur favorisant le repli identitaire, développant une rhétorique du « nous contre eux ». Des discours qui menacent directement les droits et libertés de milliers de personnes. Rétrospective, à l'occasion de la publication de notre rapport annuel.
Si Donald Trump est emblématique d’une tendance mondiale à défendre des politiques toujours plus clivantes, d'autres dirigeants politiques ne l’ont pas attendu pour assumer des discours fondés sur la peur, l'accusation et la division et remporter le pouvoir.
Les droits humains sont de plus en plus menacés et remise en cause par la multiplication de ces discours. En 2016, des gouvernements ont fermé les yeux sur des crimes de guerre, conclu des accords qui affaiblissent le droit d'asile, adopté des lois qui bafouent la liberté d'expression, incité au meurtre de personnes simplement accusées de consommer des stupéfiants, justifié la torture et la surveillance de masse, et élargi des pouvoirs de police déjà draconiens. Accéder au rapport.

2012: une année de mobilisation pour le droit d'asile

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Devant les nombreuses menaces qui pèsent sur le droit d’asile et la protection de 16,2 millions de réfugiés, Amnesty International France lance une année d'action en 2012 fondée sur la réalité de l'asile afin de redonner du sens aux mots et du poids aux obligations des États.

« Pour des millions d’enfants, de femmes et d’hommes qui fuient leurs pays parce que leur vie est menacée, l’asile est le seul droit qui leur reste », affirme Geneviève Garrigos, présidente d’Amnesty International France. « Les États ont le pouvoir et le devoir de leur apporter cette protection vitale ».

 
60 ans après l’adoption de la Convention relative au statut des réfugiés, discours trompeurs et pratiques d’États vident de sa substance le droit d'asile. Parce que cette situation s’aggrave, Amnesty International France propose un état des lieux mondial pour décrypter ces discours et comprendre ainsi les logiques étatiques à l’oeuvre. L’association lance une année d’action pour que cessent les violations du droit d’asile dans le monde.
 
« Alerter sur l’utilisation d’un vocabulaire qui disqualifie le droit d’asile et discrédite les réfugiés est indispensable » souligne Geneviève Garrigos.
 
En 2012, Amnesty International France se mobilise pour le droit d’asile et propose :
  • des outils pour dépasser les préjugés et redonner un visage à l’asile, notamment un ouvrage « Réfugiés : Un scandale planétaire »,
  • de faire pression sur les États pour faire changer cinq situations emblématiques du déni du droit d’asile : en France, en Turquie, aux frontières libyennes, au Kenya et au sein de l’Union européenne.
« Nous ne parlons pas de choses abstraites ou de chiffres, mais de vies humaines en danger. Notre pari est qu’une opinion justement informée sur le droit d’asile pèsera sur les pratiques des États », conclut Geneviève Garrigos.
 
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