Rapport annuel 2016/17 : un monde de plus en plus divisé et dangereux

Les dirigeants du monde entier ont multiplié les discours de haine et de peur favorisant le repli identitaire, développant une rhétorique du « nous contre eux ». Des discours qui menacent directement les droits et libertés de milliers de personnes. Rétrospective, à l'occasion de la publication de notre rapport annuel.
Si Donald Trump est emblématique d’une tendance mondiale à défendre des politiques toujours plus clivantes, d'autres dirigeants politiques ne l’ont pas attendu pour assumer des discours fondés sur la peur, l'accusation et la division et remporter le pouvoir.
Les droits humains sont de plus en plus menacés et remise en cause par la multiplication de ces discours. En 2016, des gouvernements ont fermé les yeux sur des crimes de guerre, conclu des accords qui affaiblissent le droit d'asile, adopté des lois qui bafouent la liberté d'expression, incité au meurtre de personnes simplement accusées de consommer des stupéfiants, justifié la torture et la surveillance de masse, et élargi des pouvoirs de police déjà draconiens. Accéder au rapport.

Le président Macron face à ses engagements

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Emmanuel Macron, élu aujourd’hui président de la République française, doit faire preuve de détermination pour garantir le respect des droits humains pour tous en France, en Europe et dans le monde.
Emmanuel Macron candidat a répondu à nos demandes d’engagement pour les droits humains, à présent, nous attendons de lui qu’il prenne rapidement des mesures concrètes, en concertation avec les organisations de défense des droits humains et de la société civile.
Le nouveau Président doit traduire ses engagements en actes. Parmi ceux qui doivent et peuvent faire l’objet de mesures rapides figurent les sujets suivants :
  • Evaluer la nécessité de l’état d’urgence, et y mettre fin si celle-ci n'est pas démontrée, car sa dangerosité pour les droits humains est quant à elle avérée ;
  • Suspendre les ventes d’armes aux pays violant les droits humains ;
  • Prendre l’engagement d’accueillir davantage de réfugiés vulnérables bloqués dans des pays de transit ;
  • Renforcer la responsabilité des entreprises en matière de respect des droits humains ;
  • Protéger les populations civiles dans les conflits, en particulier en promouvant la réforme du droit de veto au Conseil de Sécurité en cas de crime de masse.

Voir article complet sur le site d'Amnesty France

 

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