Les mères du Samedi d’Istanbul

Depuis une trentaine d’année, les mères d’Istanbul mais aussi tous leurs proches et sympathisants, se réunissaient le samedi pour demander au gouvernement des nouvelles des membres de leur famille « disparus » après avoir été arrêtés par la police. En 2016, après une visite officielle, le Haut-Commissariat des Nations unies aux Droits de l’Homme a transmis 202 dossiers au gouvernement Turc. Ces « disparitions » concernent en particulier la minorité Kurde et les années quatre-vingt-dix.
La Turquie refuse toujours de signer la Convention Internationale sur la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées.
Le 25 août 2018, la 700ème manifestation est interdite au dernier moment et 46 personnes sont interpellées. Elles font l’objet d’un procès qui s’est ouvert le 25 mars 2021 et qui est toujours en cours. Dernière audience le 3 février 2023. Elles risquent jusqu’à trois ans de prison.
Depuis la mobilisation continue sur les réseaux sociaux.

Amnesty International demande :

  • La signature de la Convention Internationale sur la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées.
  • Que le gouvernement Turc poursuive la recherche de la vérité et en assume les conséquences
  • L’acquittement des 46 personnes poursuivies suite à la manifestation du 25 août 2018
  • L’exercice du droit à la libre expression et de rassemblement pacifique pour « Les Mères du Samedi »

Consultez le rapport Amnesty International sur la Turquie

En musique : chanson du groupe BANDISTA  Bennim annem curmatesi (My mother Saturday)

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