Rapport annuel 2017/18 : on ne peut considérer un seul des droits fondamentaux de la DUDH comme acquis

Le Rapport 2017/18 d’Amnesty International rend compte de la situation des droits humains dans le monde en 2017.Capture du 2018-09-30 17-41-41.png
L’avant-propos, les cinq résumés régionaux et l’étude au cas par cas de la situation dans 159 pays et territoires mettent en lumière le combat que livrent de très nombreuses personnes pour reconquérir leurs droits, ainsi que les manquements des gouvernements en matière de respect, de protection et de mise en œuvre des droits fondamentaux.
Le présent rapport donne aussi un aperçu de certaines avancées obtenues de haute lutte, montrant que la défense des droits humains permet véritablement d’améliorer la situation. Il rend hommage aux femmes et aux hommes qui défendent les droits fondamentaux et continuent de se battre pour faire changer les choses, parfois au péril de leur vie.
L’année 2017 a vu la pauvreté et l’insécurité qui touchaient un grand nombre de personnes dans le monde être exacerbées par les mesures d’austérité et les catastrophes naturelles, et cette édition du Rapport d’Amnesty International s’intéresse aussi aux droits économiques, sociaux et culturels.
Bien que tout ait été fait pour garantir l’exactitude des informations fournies,celles-ci sont susceptibles de modification sans préavis

Ibni Oumar Mahamat Saleh

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Photo de IbniIbni, ancien étudiant à  l'Université d'Orléans, docteur en mathématiques, ancien recteur et ministre, principal opposant au Tchad a disparu le 3 février 2008, à N'Djamena.

De la fin janvier au 3 février 2008, l'opposition armée au régime d'Idriss Déby avait lancé un offensive pour prendre N'Djamena. C'est après celle-ci que Ibni a disparu. Il n'a jamais été revu et aucune enquête n'a été menée à son terme. Les autorités du Tchad doivent ouvrir une enquête.
 

Ibni était le dirigeant du Parti pour les Libertés et le développement (PLD) ainsi que le porte-parole d'une coalition de partis de l'opposition civile : dirigeant d'opposition respecté, il était aussi trés apprécié de la communauté des scientifiques mathématiciens et comptait de nombreux amis à la Source, un quartier situé au sud d'Orléans, où se trouve l'université.

 
Ibni a été arrêté le 2/02/2008 en fin d'après-midi avec deux autres personnes  : Loi Mahamat Choua (ancien président tchadien) et Ngalergy Yorongar (député), qui ont été relâchées peu de temps après. Les autorités françaises auraient été au courant, dès le 3 février, de l'arrestation de Ibni et de son lieu de détention. Elles ont cependant toujours nié cela.
 
Sous la pression internationale, et notamment de la France, une commission d'enquête a été créée par le gouvernement tchadien, pour examiner ce qui était arrivé à Ibni. Elle n'a pas été en mesure de l'établir. Elle a recommandé la mise en place d'un comité de suivi incluant des experts internationaux pour poursuivre les recherches et traduire en justice les responsables. Ce comité n'a été mis en place qu'en 2010, sous la pressionde la famille, des collègues, de parlementaires (Jean-Pierre Sueur, Gaëtan Gorce, Françoise Hostalier) et d'ONG telles Amnesty International, ACAT-France. L'enquête n'a cependant pas abouti.
 
Les disparitions sont courantes au Tchad : elles ont été massives sous le régine de Hissène Habré, dont Amnesty International demande le jugement. Il en va de même sous le régime actuel de Idriss Déby.  Voir le rapport d'Amnesty International 2011 sur le Tchad ►

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