G20 : les vrais porteurs de changement en Arabie saoudite sont en prison

Les leaders du G20 qui assistent au sommet virtuel présidé les 21 et 22 novembre par l’Arabie saoudite doivent demander aux autorités saoudiennes de répondre de l’hypocrisie éhontée dont elles font preuve en matière de droits des femmes.Depuis qu’elle assume la présidence du G20, l’Arabie saoudite a médiatisé de nouvelles initiatives sur les possibilités d’emploi pour les femmes. L’émancipation des femmes figure d’ailleurs en bonne place sur l’agenda du G20. Pourtant les militantes qui se battent pour les droits des femmes sont en prison ou en instance de jugement. Au lieu de se laisser abuser par le discours bien rôdé du gouvernement saoudien, les leaders du G20 devraient profiter de ce sommet pour marquer leur solidarité avec les militantes qui se sont mobilisées avec courage en faveur de l’autonomisation des femmes, au prix de leur liberté.
Amnesty International leur demande de se joindre à l’appel en faveur de la libération immédiate et inconditionnelle de Loujain al Hathloul, Nassima al Sada, Samar Badawi, Nouf Abdulaziz et Mayaa al Zahrani, arrêtées en 2018 en raison de leur travail en faveur des droits des femmes.

Voir le dossier complet sur le site d’Amnesty International France.

10 jours pour signer, 10 personnes à défendre

Malgré le confinement dû à la crise sanitaire, Amnesty International mène sa campagne 10 jours pour signer
Elle se déroulera autour du 10 décembre, jour anniversaire de l’adoption de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (nous préférerions Droits Humains !). 
Le but de cette journée ? Mobiliser le plus de citoyens possible à travers le monde pour la défense des droits de dix autres personnes. Les dix cas emblématiques retenus cette année sont les suivants .
  • Jani Silva ; Colombie
  • Germain Rukuki ; Burundi
  • Popi Qwabe et Bongeka Phungula ; Afrique du Sud
  • Paing Phyo Min ; Myanmar
  • Gustavo Gatica ; Chili
  • Nassima al Sada ; Arabie Saoudite
  • Khaled Drareni ; Algérie
  • Les trois jeunes du El Hiblu 1 ; Malte (et Libye)
  • Le groupe Solidarité LGBTI+ de l’Université ODTÜ ; Turquie
  • Idris Khattak ; Pakistan
Pour chacune de ces personnes vous trouverez une fiche de portrait et des propositions d’action sur le site d’Amnesty France
Sur le site d’Amnesty France, vous pourrez bien sûr agir pour d’autres dossiers et actions  à l’étranger ou en France.

Loi « Sécurité globale » : une atteinte grave à la liberté d’expression

Du 17 au 20 novembre, les députés examinent la proposition de loi « Sécurité globale », soutenue par le gouvernement.

Si une telle loi entre en vigueur en l’état, elle constituera une grave atteinte au droit à l’information, au respect de la vie privée, et à la liberté de réunion pacifique, trois conditions pourtant essentielles au droit à la liberté d’expression. Cette loi interdira de facto la possibilité de diffuser des images de pratiques policières illégales, tout en donnant à la police des moyens de surveillance non-encadrés, dangereux pour notre droit à la vie privée. De plus, cette proposition de loi est examinée en procédure accélérée, alors qu’aucune urgence ne justifie ce choix. Cela a déjà été le cas ces dernières années pour plusieurs lois ayant un fort impact sur les droits humains (loi renseignement, loi SILT, loi dite « anti-casseurs »).

Interpellez vos députés pour qu’ils s’opposent à cette loi et soutiennent les propositions d’Amnesty International.

Pour voir ces propositions et agir, rendez-vous sur le site d’Amnesty International France.

Pour envoyer un mail à votre député, composez son adresse selon le schéma : prenom.nom@assemblee-nationale.fr, ou rendez vous en bas de la page : http://www.assemblee-nationale.fr/dyn/vos-deputes.

Manifestants pacifiques arbitrairement arrêtés et poursuivis en France

La liberté de manifester pacifiquement est un droit essentiel à l’expression collective et publique de ses opinions, revendications, à la défense de l’ensemble des droits humains. Un droit aujourd’hui dangereusement remis en cause dans de trop nombreux pays.

La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, la Convention européenne des droits de l’homme, la charte des droits fondamentaux de l’UE : tous les textes de protection des droits humains reconnaissent le droit de manifester pacifiquement et son importance pour la liberté d’expression. Ces libertés fondamentales doivent être protégées, et ne peuvent être limitées que dans des cas très précis, prévus par la loi, et de façon strictement nécessaire et proportionnée.

Depuis fin 2018, en France, la répression des manifestations a été d’une ampleur inédite. Manifester pacifiquement expose au risque de violences policières, mais aussi à celui de finir en garde-à-vue. En effet, les autorités ont instrumentalisé des lois contraires au droit international pour verbaliser, arrêter arbitrairement et poursuivre en justice des gens qui n’avaient commis aucune violence.

Lire le dossier

Ciné-Débat « Un pays qui se tient sage »

Ciné-Débat aux Cinéma Les Carmes

Mardi 3 novembre à 18H15

Alors que s’accroissent la colère et le mécontentement devant les

injustices sociales, de nombreuses manifestations citoyennes sont l’objet d’une répression de plus en plus violente. « Un pays qui se tient sage » invite des citoyens à approfondir, interroger et confronter leurs points de vue sur l’ordre social et la légitimité de l’usage de la violence par l’Etat.

Affichette

Séance suivie d’un débat en présence d’un protagoniste du film (sous réserve).

LES FORCES DE L’ORDRE… QUEL RÔLE DANS UNE DÉMOCRATIE ?